L'actualité tendance en direct

L '"épilogue" des Daft Punk, pionniers de la French touch, après trois décennies de succès

Partagez cet article 🔁

, L '"épilogue" des Daft Punk, pionniers de la French touch, après trois décennies de succès,



, L '"épilogue" des Daft Punk, pionniers de la French touch, après trois décennies de succès,

C'est le problème des robots … Il est difficile de connaître leurs humeurs. Alors que l'on voit généralement venir de loin l'implosion de groupes de rock affichant publiquement des tensions relationnelles ou des incompatibilités artistiques, Daft Punk, le duo androïde le plus célèbre de l'histoire de la pop et de l'électro, formé par les Français Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo , a pris tout le monde par surprise, lundi 22 février, en annonçant sa séparation.

Une fin bien sûr (1993-2021) présenté via une vidéo de 8 minutes sobrement titré Épilogue et publié sur leur compte YouTube, dans lequel les deux musiciens casqués couvrent un extrait de leur film Electroma (présenté à Cannes en 2006), mettant en scène leur explosion respective au milieu du désert. Mardi matin, la vidéo dépassait les 10 millions de vues.

Le nouveau – confirmé, sans autre explication, par leur collaboratrice Kathryn Frazier – a eu pour effet une belle explosion puisque, en vingt-huit ans, ce tandem emblématique de la French touch a acquis un statut international. Une dimension revendiquée dès leurs débuts, servie par un savoir-faire inégalé (tubes Da Funk, autour du monde, une fois de plus, plus difficile, meilleur, plus rapide, plus fort, avoir de la chance…) et une manière warholienne de voir la création artistique dans son ensemble intégrant à la fois la production de l'œuvre et son exploitation commerciale.

Cinq ans après leur rencontre, en 1986, en 4e annéee au Lycée Carnot, dans le 17e arrondissement de Paris, Guy-Manuel de Homem-Christo (né le 8 février 1974) et Thomas Bangalter (né le 3 janvier 1975) forment un premier groupe, Darlin ’, avec le guitariste Laurent Brancowitz (autre future star de l’exportation française avec le groupe Phoenix). Leur coup d'essai a été immédiatement relayé par un label anglais, Duophonic. Le résultat – rock inspiré de la lo-fi – est si peu concluant que l'hebdomadaire britannique Créateur de mélodie s'en moque en les appelant punk idiot ("Punk idiot").

"L'absence de règles, un encouragement à la création"

Le terme donnera une idée du nom du projet que Thomas et "Guy-Man" préparent. Leur découverte de la house et leur fréquentation des raves ont changé leur approche de la musique. Platines, sampler, ordinateur remplacent alors guitare, basse et batterie. " L'absence de règles, la légèreté de ce mouvement étaient un encouragement à la création ", Thomas Bangalter nous a dit dans une interview en 2007.

Vous avez 73.88% de cet article à lire. Le reste est réservé aux abonnés.




Partagez cet article 🔁
error

Vous aimez nos articles ? Faites passer le mot 🔁